Couleurs d'Afrique

Entre mer et sable, brousse et forêt, cet itinéraire aux noms mythiques Port Etienne, Chinguetti, Djenné,  Dogons, Siné Saloun, Dakar, le «  Couleurs d'Afrique » vous emmène des lieux d'inspiration de St.Exupéry,  des grandes dunes fascinantes de Mauritanie, jusqu'aux portes de l'Afrique Noire.

Genre : Ce raid est conçu comme un voyage en liberté, donc avec un  Road book et  un GPS obligatoirement.
Plusieurs points de regroupement : aux  bateaux de Barcelone, Sète, Algésiras ou à Agadir et vers Dakhla. Les coordonnées des autres participants seront communiquées quelques jours avant le départ.
Durée : 21 jours avec l'organisation. Prévoir au minimum 25 jours avec la descente et la remontée du Maroc.

Les grands moments

La Mauritanie : Nouadhibou, le train minéralier d'Atar, Chinguetti avec ses bibliothèques, la piste de la plage, le banc d’Arguin,  la route du sel, Tichit, Oualata, L’Eléphant Roc, Néma, (ou la passe de Néga, selon la conjoncture),


Le Mali : avec ses trésors, Djenné, le Pays Dogon, Bamako,  les éléphants, les caïmans,


Le Sénégal (option): Niokolo Koba en visite libre, le Siné Saloun, Dakar, L’ile de Gorée,  l'incontournable Lac Rose, St Louis.

Le confort

3 vrais hôtels, mais souvent possibilité d'auberges à proximité du bivouac pour ceux qui préfèrent. Nous n’avons retenu que des hôtels dignes de ce nom, pour le reste nous optons pour le bivouac et nous vous indiquerons les auberges et « hôtels » si vous le souhaitez.

Vision globale

 

MAURITANIE :
A Nouadhibou, nous ferons quelques courses avant de commencer à suivre la ligne de chemin de fer du train minéralier le plus long et aussi le plus célèbre du monde. Jusqu’à 200 wagons, 3 locomotives sur 650 kilomètres au milieu du désert… Belles petites dunes, un monolithe au milieu de nulle part, un étang devant, et stop bivouac...Nous serons pour le marché à Atar en fin de matinée et pourquoi pas un petit restaurant. Notre programme passe donc par  les passes d’Ebnou et d’Amogiar, des sites rupestres, le Fort Saganne, Chinguetti, la cité des sables avec ses bibliothèques coraniques du 12 ème siècle. Puis plein Sud, Rachid  jusqu’à Tidjikdja et Néma.

MALI :  
Après la traversée du  grand no man’s land sahélien, le Mali s’offrira à nous avec ses baobabs,  ses paysages d’une beauté sauvage et ses marchés  tout en couleurs. Nous laisserons nos voitures  au petit matin devant la mare fumante, les troupeaux filent vers les pâturages dans une poussière légère, les jeunes filles et les grand’mères tirent l’eau du puits, et nous visiterons certains villages à pied. Chaque case protégée par les branchages, superbement rangée, la courette impeccablement balayée. Nous passerons une nuit dans un hôtel  à  Ségou, lieu de résidence, dans le temps, des rois Bambara. Nous visiterons  Djenné et sa fameuse mosquée, ancienne ville faste, protégée aujourd’hui par l’Unesco et nous atteindrons Bandiagara, la « capitale » des  Dogons. Vous aurez l’occasion de faire connaissance avec une région mythique ! De nombreux reportages s’arrêtent sur ce peuple mystérieux et nous organiserons une visite complète accompagnée des festivités traditionnelles.
Ensuite, nous irons « chasser » les éléphants,  ils ne sont pas encore apprivoisés par le tourisme. L’étape suivante sera  à  Mopti, un hôtel très sympa avec un superbe restaurant, qui nous permettra de nous reposer. Pour les plus volontaires : une  petite incursion à Mopti,  la « Venise Malienne »  vaut le détour, ainsi qu’une promenade sur le fleuve.
En passant par Bamako, nous prendrons la grande piste de latérite vers Kita, les chutes de Gouina, du Félou et Kayes avec ses charmantes demeures coloniales. Après quelques courses, le groupe se séparera. Pour les uns, direction le Sénégal avec notre road book qui les conduira à Tambacounda et la réserve de Niokolo Koba, puis le Siné Saloun, Dakar, l’ile de de Goré,  au Lac Rose et St. Louis.
 Pendant ce temps, l’organisation continuera avec ceux qui veulent vers le Nord, au milieu des superbes baobabs et des singes pour revenir en Mauritanie.
 
RETOUR AU MAURITANIE :
Avant Nouakchott, selon l’avancement, nous ferons un détour pour essayer de voir les crocodiles. Après NOUAKCHOTT nous  prendrons l’ancienne piste traditionnelle, les 163 kilomètres sur la plage, à marée basse. Si elle nous est favorable, nous aurons le temps d’acheter le poisson et les langoustes des pécheurs Imraguen et de se faire un bivouac inoubliable, là où le désert se jette dans la mer, du haut des grandes  dunes de l’Akchar. Nous remonterons par le banc d’Arguin, cette immense réserve protégée, et refuge des oiseaux de l’Europe jusqu’à la Sibérie, villages de pêcheurs, canards siffleurs, sarcelles, pélicans et même  phacochères…
Nous finirons le raid par un dernier bivouac, contrairement à l’habitude, mais il est tellement beau ! (option possibilité « d’hôtel »à Nouadhibou).

Orpist’ : explorateur Offroad vous propose aujourd'hui de vous emmener sur un grand voyage : «Couleurs d'Afrique». On aime sortir des sentiers battus, on aime bien ce que l’on connaît bien et on a envie de vous le faire partager !
Le programme peut être modifié, mais est normalement arrêté ainsi.

Contactez-nous pour plus de détails par téléphone ou mail : info@orpist.com ou pour nous joindre, cliquez ici !

Le programme jour par jour

Ce programme sera complété par un carnet de route détaillé à l’inscription.

Rendez-vous : à AGADIR LE 1er FEVRIER
Place de la fontaine, dans la rue principale du centre ville, parking juste à coté,  à 7 heures pour le café, véhicules  déjà stickés.
Nous pourrons vous fournir quelques adresses d’hôtel à Algésiras et à Agadir  si vous le souhaitez. Les waypoints vous seront envoyés par e-mail, ou téléchargés si vous avez le cordon.
La route est facile, 900 kilomètres, et depuis  Tanger ou Ceuta c’est l’autoroute presque jusqu’aux portes d’Agadir en longeant Marrakech.

J1- 1er février :  DACKHLA :  bivouac
Pour ceux qui disposeraient de 2 jours de plus, possibilité d’un road book au bord de mer au sud d’Agadir,  Tarfaya, une petite visite s’impose en passant au nouveau musée St Exupéry, qui relate l’histoire des débuts de l’aéropostale, le port de Layoun.
C’est la traversée du Sahara Occidental en bord de mer. Le voyage est déjà commencé et ce n’est pas parce que la traversée du Sahara Occidental se fait sur le goudron que les paysages ont changé. C’est magnifique, prenez le temps de vous arrêter.

J2-  2 février : NOUADHIBOU: Bivouac
Nous allons  changer de monde, et de mentalité. NOUADHIBOU, ancien PORT ETIENNE est  définitivement lié  à l’aéropostale. « Située à la lisière des territoires insoumis, Port Etienne n’est pas une ville. Le désert autour est si absolu que  Port Etienne est quasi invincible », disait St Exupéry. Vous trouverez une ville grouillante que vous aurez le temps de parcourir et  de visiter le cimetière des 150 navires.  Un peu plus loin vous trouverez  les derniers phoques moines dans le monde et leur espèce est en danger.

J3-  3 février : Monolithe piste sable-Bivouac
Le long de la voie ferrée,  arrêt incontournable pour la photo du train qui a autant de succès dans les reportages TV que le Transsibérien. Construit par les français pour transporter les minerais depuis ZOUERATE, vous pourrez compter jusqu’à 200 wagons, 3 locomotives et quelques 2 kilomètres de longueur. Un monolithe  perdu qui émerge de l’immensité, il ne reste plus que  20 kilomètres, un lac devant si la saison des pluies a été abondante, des dunes contre, c’est notre bivouac.

J4- 4 février : CHINGUETTI  piste, sable bivouac (option auberge)
Nous prendrons un raccourci pour éviter CHOUM, il nous conduira tout droit  dans un petit cordon  de dunes et après un peu de navigation en Orpist nous atteindrons ATAR .  En passant par la passe d’Ebnou et la nouvelle piste, nous proposons  un petit détour pour voir le fort Sagane, qui est une reconstitution cinématographique pour le film du même nom. Mais c’est à CHINGUETTI, la cité des sables plantée devant l’erg Ouarane  que nous passerons le plus de temps. C’est une ville sainte qui a son apogée avait jusqu’à 11 mosquées. Elle était habitée par des riches commerçants et des lettrés. C’était un port de commerce transsaharien très prospère au bord de l’océan de sable. Consacrée à l’étude de l’Islam il reste de nombreuses bibliothèques coraniques et l’on vient du monde entier pour admirer les ouvrages superbement enluminés.
Aujourd’hui à Chinguetti on  lutte en permanence et un peu désespérément contre le sable.

J5– 6-5-6- février: TIDJIKJA  piste, sable, dunettes 2 bivouacs (option auberge à Tidjikja)
Nous prendrons la route du Sud par l’oued pour reprendre la voie traditionnelle qui vient d’Atar. Les dunettes sont vivantes, les passages fermés, et 2 jours et un bivouac seront nécessaires. Le mont  Zarqa en ligne de mire, et après une superbe petite passe nous arriverons rapidement au cratère d’Aoueloul. Une météorite est tombée un jour ici, 300 mètres de diamètre et 40 de profondeur. Bel impact ! La piste vous conduira plus loin face à une muraille  de 100 mètres de haut et par magie, au dernier moment une piste se dévoilera se hissant jusqu’en haut, c’est la passe de Lebcheir.  Après le premier bivouac, nous arriverons dans des zones ou les dunettes mouvantes se jouent des pistes et il faudra chercher son passage, jardiner peut être.  On s’arrêtera à RACHID pour des photos depuis le  haut du village et TIDJIKJA.

J7-8 -7-8-février : NEMA  piste- goudron 2 bivouacs.
Après la passe de Néga, nous reprendrons une de nos anciennes trace, puis  le goudron de Ayoun El Atrous jusqu’à Néma,  une ville de transition. A moins que nous ne reprenions la route du sel, si les autorités  l’autorisent. Bivouac.

J9- 9 février  : NARA piste, bivouac
Les paysages changent,  nous traversons le Sahel, région de troupeaux et c’est l’Afrique Noire . Le Mali en général et là ou nous passons en particulier, a été épargné par le tourisme de masse. Ce manque d’infrastructure et d’organisation donneront un caractère d’aventure au voyage. Et puis la récompense est toute proche avec une piste de savane sahélienne et des villages d’une authenticité touchante. Ce pays a été  le berceau des plus grandes civilisations qu’à vu fleurir l’Afrique et le mot hospitalité  prend toute sa valeur.

J10- 10 février :SEGOU piste-goudron- hotel en DP
La piste modifiée tous les ans par l’hivernage se coule dans les hautes herbes. Niono arrive. Sa superbe mosquée, qui a reçu le prix de l’Aga Khan de la plus belle mosquée du monde.
Puis Ségou, capitale du royaume Bambara, un filet de capitaine sous les ombrages de ce charmant petit hôtel,  nous mettra en forme pour l’étape suivante.

J11 – 11 février : BANDIAGARA pistes-goudron, bivouac (option auberge, hotel)
Après avoir traversé les rizières, tout le long de la grande piste en latérite vous découvrirez des  marchés colorés, des vieux métiers oubliés chez nous .  A DJENNE, l’une des cités médiévales phares de l’Afrique de l’Ouest, il faudra voir la mosquée qui a eu un jour la prétention de vouloir concurrencer la Mecque,  et juste devant ; le marché. Il y a aussi les  maisons. Un guide vous expliquera à quels signes on sait qui les habite.  Elles  sont recrépies tous les ans, donc facilement datables.

J12 – 12 février : Pays dogon – piste- goudron, bivouac
C’est le principal site touristique du Mali, un pays dans le pays avec son histoire, culture, ses traditions, rites, architecture. Nous partirons par le plateau, avant de descendre la falaise pour poursuivre dans la plaine. Même entre le Dogons du plateau ou de la falaise, les coutumes sont différentes. Les dogons sont reconnus par leur société des masques. La journée laisse très largement le temps de rentrer et passer un long moment dans un village, pour comprendre un peu de la culture de ce peuple vraiment à part.
Une fois dans la plaine la piste nous conduira vers le Nord dans des paysages de westerns.

J13-  13 février : éléphants-  piste, bivouac.
Le pistage des éléphants dans leur milieu naturel de mare en mare est passionnant. Suivre la trace d’un groupe de 40 éléphants n’est pas une mince affaire tant ils laissent peu de signe sur le sol.  Et une fois repéré ils se fondent encore avec la végétation et il faut les approcher pour faire la photo. Ils font depuis la nuit des temps  la navette entre le Burkina Faso et le Mali, et ne se privent pas de tout dévaster sur leur passage.

J14-  14 février : MOPTI  goudron-Hotel en DP
Un tour en pinasse s’impose pour découvrir la vie sur le fleuve. Le RB vous conduira jusqu’au grand hangar ou sont fabriquées les pirogues. Faites vous accompagner par une guide pour visiter les marchés attenants. On peut aussi choisir le repos à la piscine de l’hôtel.

J15-  15février : BAMAKO   goudron-Hotel en B&B
Toutes les ethnies du pays sont représentées et vivent en parfait harmonie. La ville est colorée, indisciplinée, embouteillée, grouillante, odorante, un grand mélange bon enfant.  Il faudra voir le grand marché, ou le marché de Dibida qui jouxte, s’il vous manque une pièce sur la voiture pas de problème, vrais-faux améliorés et  garantis. Ou bien plus exotique le  marché au gris-gris. Le Santoro, , le Casino, le Pili Pili, le bla bla , et bien d’autres spécialité locales pour dîner peut-être ?! Ce sera un grand moment de bonheur  assuré. Le voyageur en quête d’Afrique sera heureux à Bamako.

J16-  16 février : GOUINA -piste de brousse, bivouac
La piste en latérite nous mènera rapidement au cœur de la brousse, cédant sa place petit à petit à des pistes plus incertaines. La voie ferrée Bamako -  Kayes est toute proche, le petit train appelé le « train cacahuète » assure la liaison quotidiennement, 14 heures les 200 kilomètres. Kita était la région des lions, il reste  peu de chance d’en rencontrer, les singes par troupeaux vous regarderont passer, cachés  derrière la haute végétation, mais les  coupeurs de coton vous salueront. Puis les chutes de Gouina, havre de paix pour un bain et un bivouac de rêve.

J17- 17février : après KAYES.bivouac
Après les rapides du Félou, le fort de Médine, en début d’après midi nous arrivons à Kayes, le « chaudron » de l’Afrique. Pendant les formalités vous pourrez visiter et  faire les ravitaillements avant de s’engager sur les pistes sahéliennes bordées des grands baobabs, vers Kiffa et la Mauritanie pour les uns et par le goudron vers Kidira et le Sénégal pour les autres. C’est la grande région des baobabs.  Le baobab est très utile à l’homme, ses fruits sont de véritables friandises, les feuilles réduites en farine servent à l’assaisonnement, la farine et les graines ont des vertus thérapeutiques, les fibres tirées de l’écorce permettent de fabriquer des sangles, des cordes, des paniers.

J18-  18 février :  MOUDJERIA piste . Bivouac
Après Kiffa, nous quitterons le goudron pour remonter dans le Tagant par la pistes des gueltas vers Moudjéria pour essayer de capter l’attention des crocodiles.

J19- 19 Février : dunes  kil 122, bivouac
Aussitôt sur le goudron une photo depuis la passe d’Acheft avec vue sur la mer de dunes sera immanquable. A NOUAKCHOTT, nous  prendrons la route traditionnelle de la plage. A 65 kilomètres,  Tanit, future station balnéaire (à ce qui ce dit ! …), il faut trouver le passage autour des barques effilées tirées sur la plage, plus loin c’est un petit cargo le Kaolino  échoué a jamais. Le bivouac devrait s’installer vers le kilomètre  122, il nous fera apprécier d’une certaine hauteur la lutte permanente entre des vagues et  des dunes, tout en savourant éventuellement un bon poisson ou des langoustes achetés en passant aux pécheurs Imraguen. Eux seuls sont autorisés à pécher à leur méthode traditionnelle avec la complicité des dauphins et leur filet d’épaule.

J20- 20 février : NOUADHIBOU. Pistes . bivouac (option hotel)
En reprenant la plage, les oiseaux se font plus nombreux, goélands, sternes, guifettes, courlis, etc. Au sol  grands crabes s’enfuient.  Cela c’est la partie visible, mais la marée découvre des prairies marines qu’il ne nous est pas possible d’approcher. A Nouamghar  nous demanderons les autorisations pour traverser la réserve du banc d’Arguin, en indiquant  notre itinéraire car le lieu est très protégé et  réglementé. Le gardien nous donnera une fiche d’échouage pour que nous participions au sauvetage des orques et autres baleines qui s’échouent sur les hauts fonds. Le village construit en grosses caisses en bois utilisées pour le fret maritime, donne une impression de bout du monde.

J21- 21 février : RETOUR
Le groupe se sépare, il y a  ceux qui font la grasse matinée, mais chacun à son rythme remonte vers la civilisation.

********

Ce voyage est à prendre comme une aventure par les surprises africaines qui ne manqueront pas de nous rattraper, tout simplement parce que nous allons dans des lieux non vraiment familiarisés avec le tourisme. Techniquement,  les difficultés rencontrées ne poseront pas de problèmes. Le kilométrage important exige des participants en excellente santé et un véhicule en parfait état, avec de l’anticipation sans concession. Les suspensions doivent être adaptées au poids transporté, il faut une autonomie 800 kilomètres, et se référer aux conseils pratiques détaillés, envoyés dès inscription. Il n’y aura pas de « course », bien au contraire, et nous y sommes attachés. Nous voulons vivre l’Afrique. Culturellement ce voyage est très riche, par  la diversité des paysages, des populations, des ethnies rencontrées, des visites à faire. 

Tarif : à partir de 1199 euros, nous consulter
Ce raid est actuellement mis en suspension pour des raisons de sécurité : Regardez tout en bas de cette page... et pour nos autres disponibiliés sous "actualités".

Des renseignements concernant la Mauritanie et le Mali...

Conseils aux voyageurs du 2 février 2012, encore valables en mars 2012 :
"Les combats se déroulant actuellement dans le nord du pays contribuent à rendre très volatile la situation générale au Mali. Les risques de débordements sur la voie publique, notamment à Bamako, ne sont pas à écarter. Sauf raisons impératives, les déplacements au Mali restent vivement déconseillés jusqu’à nouvel ordre, y compris au Sud du fleuve Niger. Dans tous les cas, le tourisme est à proscrire."
Tout le pays est en "rouge" ou "orange", soit "formellement déconseillé" ou "déconseillé sauf raison impérative".
Un raid 4x4 n'est pas une "raison impérative".

Nos commentaires plus anciens :
D'après l'AFP : La branche d'Al-Qaïda au Maghreb, qui détenait en tout cinq Européens en otage, avait menacé d'exécuter le Français Pierre Camatte enlevé le 26 novembre 2009 au Mali. Aqmi avait repoussé au 20 février son ultimatum pour le Français et au 1er mars cellui concernant un Italien.
Ces menaces étaient et sont prises d'autant plus au sérieux que, début juin 2009, Aqmi avait annoncé avoir tué un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu'elle détenait depuis janvier, Londres ayant refusé de céder au chantage des combattants islamistes.
Ces derniers avaient d'abord donné aux autorités britanniques un ultimatum de 20 jours pour libérer l'islamiste radical Abou Qatada emprisonné en Grande-Bretagne. Ce délai avait été prolongé de 15 jours puis l'otage avait été exécuté.
La branche maghrébine d'Al-Qaïda a, plusieurs fois, pris pour cible la France et des ressortissants français ces dernières années dans la zone sahélienne.
Fin décembre 2007, quatre touristes français avaient été assassinés en Mauritanie. Et début août 2009, un jeune kamikaze mauritanien s'est fait exploser près de l'ambassade de France à Nouakchott. Deux gendarmes français ont été blessés.
Le rapt de Pierre Camatte a été suivi d'enlèvements en Mauritanie par des membres d'Aqmi de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre 2009, et de deux Italiens le 18 décembre 2009, dont une femme.
Ce rapt des Italiens en Mauritanie s’est déroulé de la même manière que celui des trois Espagnoles fin novembre. Le 4x4 du couple italien avait été retrouvé abandonné et criblé de balles.
Les trois ressortissants espagnols - deux hommes et une femme, membres de l'organisation humanitaire Barcelona Accio solidaria - ont été enlevés sur la route côtière très fréquentée Nouadhibou-Nouakchott, à 170 kilomètres au nord de la capitale.
Nous avons décidé de retirer pour l'instant notre raid "Couleurs d'Afrique" du calendrier pour des raisons de sécurité.
Fin février, l'otage français a été libéré, mais cela a renforcé aussi la crise diplomatique entre le Mali et deux pays voisins. L'Algérie et la Mauritanie ont en effet décidé de rappeler, chacun, leur ambassadeur à Bamako pour protester contre la remise en liberté de présumés terroristes algériens et mauritanien.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient par ailleurs toujours cinq autres otages européens, avait menacé de tuer Pierre Camatte si elle n'obtenait pas la liberté de ces quatre islamistes (deux Algériens, un Burkinabè, un Mauritanien).
Un conseiller du président malien Amadou Toumani Touré avait justifié ces remises en liberté en expliquant : "Nous étions confronté à un problème: comment tout faire pour sauver la vie du Français".
Mais, dans les pays voisins, cette attitude a été critiquée comme une faiblesse inacceptable face au terrorisme.
Comme la Mauritanie l'avait fait, l'Algérie a décidé de rappeler, "pour consultation", son ambassadeur à Bamako...
Pourquoi nous retirons ce raid du programme pour l'instant :
Notre décision n'est pas été isolée, elle a suivi quand même l'annulation du rallye raid "Dakar", puis son "détournement", l'abandon de cette destination par l'organisation. Elle a été encouragée par la majorité absolue des raideurs avec lesquels nous avons contact.
Nous ne parlons pas de la perte financière en ce qui nous concerne... Nous avons d'autres valeurs prioritaires !
Notre position est construite par le sérieux et la responsabilité, dictée par les recommandations du site gouvernemental avec ses "conseils aux voyageurs" qui concernent chaque pays. De cela dépend également le désengagement de notre assurance professionnelle de voyagiste.
Nous savons également que bon nombre de clubs et agences passent outre ces recommandations.
Pour notre part, avec l'expérience de 15 années de permanence en Afrique Noire + 10 années de voyagiste, au total donc 25 ans, pour avoir été témoins d'attaques et mobilisés personnellement afin de faire libérer des Français... nous savons que cela n'arrive pas seulement "aux autres". Nous ne nous laissons pas influencer par le profit.
La réflexion la plus courante que nous rencontrons est celle qui consiste à dire qu'en France, dans de grandes agglomérations, on peut rencontrer aussi quelques incivilités. Sauf que l'information et les images télévisées de l'opulence de l'Europe arrivent au fin fond de l'Afrique chez les plus démunis! Notre 4x4 représente ainsi un coffre-fort roulant à leurs yeux !
Donc la statistique de risques n'est plus la même :
1 chance sur 800 000 habitants par exemple à Marseille contre
1 chance sur 10 voitures qui vont passer dans la journée chez les déshérités !
Conclusion : Peu importe ce qu'il nous en coûte et ce que font les autres, nous resterons responsables et professionnels !
Pour ceux qui connaissent l'Afrique, il y a quelques années c'était : "Le Blanc, c'est compté."
Aujourd'hui : "Le Blanc c'est l'arzent."
On va arrêter de tenir à jour ce journal de mésaventures. Sachez quand même que par exemple le 7 avril 2010 un mystérieux incident s’est déroulé encore dans la soirée devant l'ambassade de France dans la capitale mauritanienne, lorsque deux hommes armés se sont illustrés d'une bien étrange manière en attaquant deux Français. Les faits se sont déroulés vers 21 heures, juste en face du portail de l’ambassade de France, lorsqu’un couple de Français était venu chercher leurs parents devant leur domicile. Alors qu’ils attendaient dans leur voiture, devant la maison, deux hommes en boubou et turban ont surgi les menaçant d’une arme. Croyant que les agresseurs voulaient prendre leur véhicule, le couple est descendu. Selon le récit du frère d’une des victimes, « le porteur de l’arme, très agité et parlant mal français leur a alors intimé de remonter et a tiré une fois au sol ». Alerté par le coup de feu, le gardien de la maison familiale est sorti. Le malfaiteur a alors tourné l’arme contre lui, donnant au couple le temps de s’engouffrer dans la résidence.
Les deux hommes ont alors pris la fuite à pied, passant à quelques mètres du véhicule de police garé en permanence devant l’ambassade. Malgré la mise en place de barrages dans les minutes suivantes et l’arrivée sur les lieux des directeurs de la Sûreté Nationale et da la Sûreté de l’Etat, les assaillants n’ont pas été capturés.
Pour la famille des victimes, le fait que les malfaiteurs aient voulu faire monter le couple en voiture laisse penser qu’il pourrait s’agir d’une tentative d’enlèvement. Une source sécuritaire proche de l’enquête a affirmé que « les agresseurs étaient clairement des petites frappes, à pied, armés d’un petit calibre et, surtout, mal organisés ». La même source n’a pas exclu la piste d’un enlèvement avorté, disant : « La tendance actuelle est de voir des bandits kidnapper des étrangers, pour les revendre ensuite aux organisations terroristes. Nous prenons donc cette attaque très au sérieux».
Toujours est-il que les malfaiteurs n’ont pas hésité à mener leur attaque au cœur de la capitale mauritanienne, à deux pas de l’ambassade de France et à 30 mètres d’une voiture de police.
L'armée mauritanienne a mené aussi jeudi 22 juillet 2010 une opération contre une base d'Al-Qaida et y a tué des "terroristes armés", a confirmé une source officielle d'un ministère de Mauritanie, en Afrique de l'Ouest : "L'opération qui visait une base des terroristes (...) a permis de tuer et de blesser un certain nombre de terroristes armés, dans cette base située dans le désert et qui sert de refuge aux combattants terroristes de la nébuleuse d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)." En France, la plus grosse question reste, vendredi 23 juillet, de savoir si ce raid mauritanien était également une tentative manquée pour libérer l'otage français Michel Germaneau. Ce dernier a été déclaré mort, exécuté par la suite... La branche maghrébine d'Al-Qaida avait menacé de le tuer si elle n'obtenait pas avant le 26 juillet la libération de plusieurs de ses membres détenus dans des pays de la région. AQMI séquestrait également dans le Nord du Mali deux Espagnols enlevés il y a presque huit mois en Mauritanie. Après 268 jours de captivité, ils auraient été libérés. Selon la rumeur, un des preneurs d'otages, un Malien condamné en Mauritanie pour ce crime, Omar Sid Ahmed Ould Hamma, aurait servi de monnaie d'échange et ne serait plus en prison actuellement...
Heureusement, il reste plein d'autres destinations sympathiques et sans danger !
Nous venons par exemple de mettre une centaine de photos de notre "Lac Erreched", des images du "Tataouine" et du "Grand Sud" sur le site : pour les voir >