ALGÉRIE

Vous nous posez régulièrement la question si nous partons encore en Algérie.
Ce pays magnifique ne figure actuellement plus sur notre calendrier pour des raisons de sécurité :
D'après le site du gouvernement français "conseils aux voyageurs",
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/algerie_12196/index.html,
toute l'Algérie est placée sous "orange" et "rouge" ce qui signifie qu'il est "déconseillé dans son intégralité sauf raisons professionnelles impératives" et "formellement déconseillé".
Le chef de l'Al-Quaïda au Magreb islamique, de l'Aqmi, est d'ailleurs l'Algérien Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussab, membre fondateur du GSPC...
Nous sommes agence de voyage agréée par l'Etat et ne serions pas couverts par nos assureurs sur cette destination.
D'après notre gouvernement, le risque terroriste reste élevé en Algérie. L’enlèvement d’une ressortissante italienne, au cours d’activités touristiques au Sud de Djanet, le 2 février 2011, souligne la réalité du risque d’enlèvement dans ces régions. Concernant le nord, plusieurs actions terroristes y sont enregistrées chaque semaine...11 gendarmes algériens ont été tués dans le Sahara par exemple encore, tôt dans la matinée du mercredi 30 juin 2010, suite à une attaque attribuée au mouvement Al Qaida au Maghreb Islamique.
La sanglante embuscade a eu pour théâtre une zone située au Sud de Tamanrasset.
Fin août 2011, dix-huit personnes ont été tuées dans un attentat-suicide à l'ouest d'Alger. Selon le quotidien en ligne El-Watan, qui cite des sources sécuritaires, il y a aussi des dizaines de blessés, dont huit dans un état très grave.

Citation du site gouvernemental noté ci-dessus :
"Les menaces renouvelées d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique contre les intérêts français, la persistance d’attaques menées par les groupes terroristes, principalement contre les forces de l’ordre dans le quart nord-est du pays, mais susceptibles de concerner aussi bien les étrangers et d’autres régions, et la dangerosité accrue de la zone sahélienne, limitrophe de l’Algérie, aboutissent à ce que le risque terroriste reste élevé en Algérie.
Ce risque concerne également le Sud du pays, immédiatement limitrophe des pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Niger) où des enlèvements d’Occidentaux (y compris un Français) ont pu être constatés et peuvent se produire de nouveau, notamment pendant la saison touristique (octobre-avril). Les autorités algériennes ont récemment renforcé leurs contrôles, déjà substantiels, dans cette région et exercent une vigilance soutenue, qui peut aller jusqu’à la fermeture des points de passage frontaliers vers leurs voisins du Sud. Il est ainsi fortement déconseillé de se rendre au Mali par voie terrestre. En règle générale, pour tout déplacement dans le Sud algérien, il est obligatoire d’utiliser des agences de tourisme agréés par les autorités algériennes, de prêter une attention forte aux consignes de sécurité données sur place par les forces de sécurité algériennes, de ne surtout pas chercher à se soustraire à ces consignes et d’adopter en général un comportement aussi discret que possible.
Dans le Nord algérien, le risque d’action terroriste est le plus élevé en Kabylie et dans certaines wilayas (départements) du quart Nord-Est où des actions de groupes terroristes se produisent plusieurs fois par semaine. Dans ces régions, les déplacements particulièrement par voie routière et même avec une escorte au demeurant nécessaire, doivent être considérés avec la plus grande prudence. Il est recommandé d’éviter les axes secondaires et non surveillés et de ne pas circuler de nuit.
Dans les grandes villes algériennes, le risque terroriste est contenu par le dispositif sécuritaire déployé mais il reste nécessaire de faire preuve de prudence. Outre le terrorisme, ces villes ont pu connaître des émeutes urbaines dans certains quartiers populaires (y compris à Alger et Oran en octobre 2009) et des mouvements sociaux importants. Il convient donc d’adopter un comportement aussi peu ostentatoire que possible et d’entourer ses déplacements, notamment dans les quartiers sensibles, de mesures de précaution et d’une attitude de vigilance. Il reste donc absolument nécessaire de suivre rigoureusement les consignes liées aux déplacements en Algérie telles qu’elles figurent sur ce site. En cas de doute, il est conseillé d’approcher les services consulaires français.
écurité
Le niveau de violence avait décru au début de la décennie 2000 dans les zones urbaines. Les attentats de 2006 et 2007 et l’activité observée depuis montrent qu’une très grande vigilance reste de rigueur.
Les séjours dans les grandes villes, desservies directement par avion depuis la France, sont possibles mais doivent être entourés d’une grande prudence. Il est recommandé d’adopter une attitude discrète, et conforme aux usages, règles et coutumes habituellement en vigueur dans les pays musulmans.
Pour les déplacements entre les grandes villes, il est vivement conseillé de privilégier l’avion. En cas de déplacement par la route, pour lesquels une escorte est indispensable -surtout, mais pas uniquement, à l’Est du pays- il convient de privilégier les grands axes et il est vivement recommandé de ne pas circuler de la tombée de la nuit jusqu’au petit matin.
Les déplacements dans les zones rurales et montagneuses, en particulier dans le quart Nord-Est du pays, sont strictement déconseillés... 
Le risque terroriste n’est pas le seul en Algérie. Il convient de garder à l’esprit deux autres dangers potentiels: le risque sismique (cf: rubrique spécifique sur ce sujet infra) et le risque de mouvement urbain ou de délinquance dans les grandes villes. Les autorités algériennes ont constaté une recrudescence de la délinquance et de la petite criminalité, ce qui doit amener chacun à adopter les consignes de prudence habituelles dans les villes exposées à ce type de danger.
En outre, il n’est pas rare que des conflits sociaux ou des tensions autour de certains quartiers dégénèrent de manière violente sur la voie publique, malgré l’existence d’un état d’urgence qui interdit en théorie toute manifestation. A l’évidence, il convient de rester attentif à ce type de mouvements, de ne pas s’en approcher et, dans le cas où une manifestation de ce type commencerait à proximité, de quitter les lieux aussitôt et de regagner au plus vite des quartiers plus calmes, voire des espaces sécurisés (hôtels par exemple).
Risque terroriste
Le terrorisme est sans commune mesure avec la situation qui prévalait dans les années 1990 mais est encore une réalité en Algérie. Le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) a adopté une nouvelle dénomination, "Al Qaïda au Maghreb Islamique" (AQMI). Il est actif et commet des attentats qui font de nombreuses victimes parmi les forces de l’ordre et les civils. En 2007, plusieurs attentats-suicides ont visé des institutions algériennes (dont le Palais du Gouvernement le 11 avril et le siège du Conseil Constitutionnel) ainsi que la représentation à Alger des Nations Unies le 11 décembre.
Ces attaques se sont poursuivies en 2008 et 2009. Elles continuent à viser en priorité des cibles officielles (commissariat, école de gendarmerie, poste de gardes côtes) mais elles font aussi de nombreuses victimes civiles. Elles ont connu un pic en août 2008, au cours de laquelle elles ont fait plus de 60 morts.
Les intérêts étrangers peuvent être visés puisque le GSPC/AQMI inscrit explicitement ses actions dans le cadre international des actions d’Al Qaïda. Ainsi, il a émis à plusieurs reprises des menaces contre les intérêts étrangers, notamment français et américains.
Au début du mois de février 2009, à Tizi Ouzou, les services de sécurité ont déjoué une tentative d’enlèvement d’un ressortissant étranger par un groupe terroriste. Si des enlèvements d’origine crapuleuse ou terroriste sont une pratique fréquente en Kabylie, c’est la première fois qu’un expatrié était visé.
En septembre 2007, puis en juin 2008, des convois d’une société française ont fait l’objet d’attaques en Kabylie, provoquant la mort de deux personnes dont un Français. Comme indiqué ci-dessus, le 11 décembre 2007, un attentat-suicide a été perpétré contre la représentation à Alger des Nations Unies. Le 19 août 2008, un bus transportant le personnel algérien d’une entreprise canadienne a été la cible d’un attentat faisant de nombreuses victimes.
La violence terroriste se manifeste sous diverses formes, parfois proche du banditisme. Un important dispositif sécuritaire est déployé dans les grandes agglomérations et en particulier dans les zones où résident ou se rendent un grand nombre de voyageurs étrangers (grands hôtels, zones de circuits touristiques du Grand sud algérien notamment).
Conseils élémentaires de sécurité pour touristes, hommes d’affaires et expatriés
Les voyages touristiques individuels, impliquant des déplacements par la route en dehors des grandes villes, demeurent déconseillés en Algérie.
Il convient de préférer l’avion pour les longs déplacements dans le pays. En cas de transport par la route, il convient de privilégier les grands axes et d’éviter de circuler la nuit.
Il est important de se renseigner au préalable sur les régions où subsistent une activité et un risque terroristes. En particulier, les déplacements dans le quart Nord-Est de l’Algérie (Kabylie, Massif des Aurès, extrême Nord-Est) sont fortement déconseillés. Selon la situation sécuritaire, certains axes routiers et certaines zones peuvent être interdits à la circulation par les autorités algériennes. Celles-ci peuvent également imposer une escorte assurée par la police, la gendarmerie ou l’armée.
Dans le grand Sud, les voyages doivent être obligatoirement organisés avec des agences de voyage agréées par le ministère du Tourisme...
Dans le cas d’un voyage d’affaires ou d’étude, il convient de s’assurer concrètement que l’organisme ou la société hôte a prévu un accompagnement ou une protection le cas échéant. Il est d’usage que toute personne ou groupe invité par une institution publique algérienne bénéficie d’un accompagnement. Dans tous les cas, il est avisé de se déplacer accompagné d’une personne de confiance connaissant les lieux.
En ville, il convient de demeurer dans les quartiers centraux et résidentiels et d’éviter les quartiers périphériques. Il est recommandé d’adopter une attitude discrète et conforme aux usages, règles et coutumes habituellement en vigueur dans les pays musulmans. Les déplacements répétés, à horaire et itinéraire constants, doivent être, dans la mesure du possible, évités...
Hébergement
Il est recommandé de séjourner dans des hôtels sécurisés dont les accès sont filtrés :
Alger : El Djazair (ex Saint-Georges), Aurassi, Sofitel, Hilton, Mercure, Sheraton (éloigné de la ville mais situé au bord de la mer), Dar Diaf, Albert 1er, à titre d’exemples.
Oran : Royal Hôtel, Sheraton, Phoenix, El Mouahidine, Bel Air
Constantine : Cirta, Panoramic
Annaba : Seybouse
Bejaia: Le Cristal, le Zéphir
Tlemcen: Les Zianides
Il est suggéré, à l’arrivée, de se faire préciser les consignes de sécurité et de conserver les clés sur soi. En dehors des hôtels sécurisés, il existe dans les villes des restaurants où l’on peut se rendre: se renseigner localement.
Déplacements
A Alger : Alger offre le spectacle d’une vie normale. On peut s’y promener de jour dans les quartiers du centre, accompagné d’une personne de confiance connaissant les lieux. La visite de La Casbah est déconseillée, sauf visite organisée. Hors nécessité professionnelle, il est déconseillé de se rendre dans les quartiers périphériques de la capitale.
En province : dans les grandes villes, mêmes conseils de prudence qu’à Alger. Hors agglomération, les déplacements avec escorte sont préférables et les déplacements de nuit doivent être évités.
Compte tenu d’une circulation automobile intense, la plus grande prudence est recommandée en ville et sur les routes.
Risque sismique :
Le pays se trouve dans une zone d’activité sismique. Un tremblement de terre, de magnitude estimée à 6,2 sur l’échelle de Richter, a frappé Alger et l’Est algérois (principalement la zone de Boumerdes) le 21 mai 2003, provoquant la mort de près de 2300 personnes et occasionnant des dégâts matériels considérables. Des secousses de faible intensité continuent d’être régulièrement signalées. Précédents tremblements de terre : Ain Temouchent, à 60 km au sud-ouest d’Oran (23 décembre 1999), Chlef (ex-Orléansville) en 1989. Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires..."